Théorie des Phases et Voyages Spatiaux

De Apocalypsis
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Article en construction Par le Professeur Dick Tasso, de l'Académie de Proculis.

Les scientifiques savent depuis longtemps que le continuum spatio-temporel conventionnel n'est qu'un aspect partiel de l'Univers.

Depuis la fin de l'InterHistoire, deux autres aspects de l'espace ont été découverts: l'Hyperespace et le Subespace.

On désigne ces deux aspects sous le nom de phases (le terme de "dimension" étant inapproprié, nous verrons pourquoi). La Théorie des Phases est en fait l'ensemble des travaux menés sur la description du comportement de ces phases et de leurs relations.

Evidemment, l'application concrète de cette théorie étant les voyages interstellaires, nous en profiterons pour exposer leur fonctionnement.

L'Hyperespace

Les rêves de conquête spatiale, durant la Préhistoire, ont longtemps été freinés par un principe physique fondamental (découlant d'une théorie visionnaire bien qu'incomplète dite de "Relativité Restreinte"):

  • La vitesse d'un photon dans le vide, soit c, est la vitesse maximale pouvant être atteinte par un corps, et ce uniquement si celui-ci est dépourvu de masse.

La véracité de ce principe n'a pas été remise en cause.

La conséquence évidente est que les appareils spatiaux de l'époque ne purent quitter le système solaire originel avant longtemps, et ce uniquement pour gagner des systèmes proches comme le mythique "Proxima Centauri" (voir exo-archéologie).


L'apparition de la technologie antigravitique modifia quelques peu la donne, car elle permit l'invention de compensateurs inertiels créant un effet d'"annulation de masse" mais les vaisseaux ne pouvaient toujours pas dépasser la vitesse de la lumière, limitant ainsi fortement l'expansion spatiale humaine.

Il était impossible d'exercer un contrôle administratif sur des planètes situées à plus d'une année lumière, et extrêmement difficile de le faire pour des systèmes situés dans ce rayon.


Les procédés de propulsion conventionnels avaient atteint le maximum de leurs capacités, et si l'Humanité colonisa progressivement l'Espace, ce fut de manière totalement anarchique.

Cette période est connue sous le nom d'Interhistoire.

C'est durant cette période qu'apparut la technologie Hyperspatiale, qui allait permettre l'édification d'organisations multi-systémiques vers la fin de l'Interhistoire.

Pour décrire le principe de l'Hyperespace, on peut commencer avec une image simple: la feuille de papier.

Prenez une feuille de papier tout ce qu'il y a de plus classique (ils en ont certainement au Musée le plus proche). Soient deux points A et B.

Vous êtes en A et voulez aller en B. Première solution: le trajet conventionnel. Si A est à 1 mètre de B, aucun problème. A un million de parsecs, les choses se compliquent.

Alors vous pliez la feuille et faîtes coïncider A et B. Bienvenue dans l'Hyperespace.

Singularités et Transferts

Les trous noirs sont des corps célestes connus depuis le XX° siècle Préhistorique. Ils constituent en fait des objets supermassifs qui déforment la structure de l'espace de manière considérable. Mathématiquement, le trou noir constitue une singularité: si on essaye de décrire son comportement par des équations certains paramètres tendent vers l'infini.

Au milieu du XXI° siècle UTP, certains chercheurs ont émis l'hypothèse que les trous noirs pourraient être des "portes" vers d'autres univers, ou encore des "passages" pour d'autres lieux dans l'Univers.

Bien qu'en apparence farfelue, cette théorie était étayée par de solides arguments calculatoires.

La démonstration complète en fut achevée au XXII° siècle UTP, par A.Zorobov et H.Ijisato, deux scientifiques présumés Japindiens.

  • Le Premier Théorème d'Ijisato-Zorobov montre l'existence de trous noirs symétriques, c'est à dire "interconnectés". On dit aussi "singularité conjuguée". Ce Théorème permet, pour un trou noir donné, de déterminer localisation et caractéristiques du Trou Noir symétrique (avec une marge d'erreur assez importante, c'est pourquoi on parle d'Approximation d'Ijisato pour la seconde partie du Théorème).
  • Le Second Théorème d'Ijisato-Zorobov montre qu'un corps dépourvu de masse arrivant selon une trajectoire confondue avec l'axe de rotation du Trou noir peut être transféré dans le trou Noir symétrique, au niveau d'une zone appelée "cône de transfert" ou "Région de Zorobov". La localisation précise du lieu d'arrivée dépend d'une multitude de facteurs: distance réelle séparant les deux trous noirs, énergie véhiculée par le corps transféré, et surtout vitesse de rotation du trou noir.

NB: les deux Théorèmes ne sont applicables que pour les trous noirs dits de "Kerr", ou trous nois dynamiques, qui sont animés d'un mouvement de rotation constant.


Bien que capitaux d'un point de vue scientifique, ces deux Théorèmes passèrent relativement inaperçus, et ce pour deux raisons. D'une part, parce les deux chercheurs n'ont pas pris conscience des implications possibles pour le voyage spatial (à leur décharge, je rappelle que la technologie d'antigravité qui permet l'"annulation de masse" n'allait être développée que beaucoup plus tard). D'autre part, les crises biologiques sur Terre et la nécessité de terraformer les planètes du Système Solaire Originel passaient en priorité et mobilisaient la quasi-totalité des ressources scientifiques, toutes nations confondues.


Ce n'est que bien plus tard, lorsqu'Erynn Jackson découvrit ses fameux Triplets et les conditions de leur formation (voir antigravité) que furent rendus possibles deux prouesses scientifiques:

-L'annulation de la masse, condition essentielle au transfert par trou noir. Attention: bien que c'en ait l'air, il ne s'agit pas d'une confusion poids/masse. En effet l'organisation des gravitons en Triplets de Jackson engendre une contrepartie à l'interaction du Boson de Higgs, annulant également la masse de l'objet sans altérer sa cohésion.

-La génération Artificielle de Trous Noirs, qui repose sur une utilisation inverse du Modèle Antigravitationnel.

On montra que, par une combinaison astucieuse de l'Approximation d'Ijisato et de la Dérivée Partielle de Jackson, il était possible de créer des Trous Noirs symétriques et aux coordonnées déterminées si l'on disposait de suffisamment d'énergie.

Le voyage intersidéral quasi-instantané était né.

Plusieurs améliorations majeures furent apportées par la suite:

  • Les générateurs HyperAtomiques purent être remplacés par les générateurs à HyperFusion, ce qui augmenta le rayon d'action des vaisseaux spatiaux grâce à l'énergie supplémentaire pouvant être libérée par ces nouvelles sources.
  • La durée de vie des singularités crées pour les besoins du voyage alla s'amenuisant, pour finalement être réduite à celle du Temps de Planck.

Cette invention permit une expansion rapide de l'Homme dans la Galaxie Origine, et nombreux sont les Historiens qui pensent que la fin de l'InterHistoire est due à l'apparition de cette nouvelle technologie.

Jargon

  • Le terme d'Hyperespace désigne le vortex de connexion entre les deux trous noirs symétriques.
  • Un Astrogateur est un mathématicien spécialiste du calcul gravitationnel et de la théorie des transferts hyperspatiaux. Les astrogateurs servent surtout à bord des vaisseaux spatiaux, où leurs compétences sont fondamentales.
  • Un Saut est un transfert entre deux trous noirs symétriques.
  • Hyperespace est un terme employé au singulier, mais on devrait plutôt parler d'Hyperespaces. Il y a autant d'Hyperespaces à l'instant t que de singularités conjuguées en ce même instant t.

Subespace

D'un point de vue purement théorique, bien qu'utilisées, les singularités restaient des singularités. Leur comportement restait pour bonne part imprévisible.

Pendant la Préhistoire, plusieurs scientifiques avaient tenté de résoudre ce problème en dotant -dans leurs équations- l'Univers de dimensions supplémentaires.


Démarche visionnaire, qu'ils n'ont pas su exploiter. En reprenant ce concept, j'ai moi-même abouti à la découverte du subespace.

Je vais maintenant expliquer ce que c'est.

Le nom est complet est Complexe Nodal du Subespace (CNS). Il s'agit d'une phase dont la caractéristique fondamentale est la non-linéarité dimensionnelle:

Le CNS possède un nombre variable de dimensions, qui n'est pas forcément le même en tous points. Cette dernière propriété suggére une structure discrète.

Le nombre de dimension du subespace est appelé paramètre dimensionnel et est noté N.

C'est ce que l'on entend par nodal: le Subespace est un réseau complexe formé par des lieux appelés Nexus.

Les Nexus Subspatiaux

Les Nexus sont des entités physiques (ne voyez aucune connotation "biologique" ou "spirituelle" dans ce terme) qui constituent les "points de contact" entre la phase spatiale (conventionnelle) et la phase subspatiale.

Mathématiquement, un Nexus est assimilable à un point placé dans un repère à N-dimensions.

Rappelons que les coordonnées d'un point dans un tel repère se notent avec un N-uplet: dans un espace de dimension 3, par exemple, le point µ a trois coordonnées: µ(x,y,z). 3 dimensions implique triplet de coordonnées; N dimensions implique N-uplet de coordonnées.

On conçoit aisément la propriété suivante: si l'espace dans lequel est placé le point M passe de N= p à N= k, alors les coordonnées de M passent d'un p-uplet à un k-uplet.

La caractéristique principale d'un Nexus est de ne pas respecter cette propriété. Ainsi, tout Nexus ß possède un nombre minimal de dimensions, et le paramètre N autour de ß ne pourra jamais être inférieur à ce nombre minimal.

Chaque Nexus est défini par des nombres appelés coefficients nodaux.

-Le cardinal nodal donne le nombre minimal de dimensions possibles. Il est noté C.

Cas particulier: un Nexus variatif est un Nexus dont le cardinal nodal est variable.

Les autres coefficients nodaux forment un C-uplet de coordonnées.

On distingue:

-Les coefficients principaux. Ce sont les coordonnées communes à tous les Nexus de cardinal nodal C= p (que l'on note des p-Nexus).

Par exemple, tous les 8-Nexus ont les mêmes coordonnées à partir de l'avant dernière:

Soient A1 et A2 deux 8-Nexus. Si A1(x,y,z,a,b,c,d,e) alors A2(x',y',z',a',b',c',d,e).


-Les coefficients auxiliaires sont propres à chaque Nexus et permettent leur identification (et leur emploi pour les voyages spatiaux). Tout coefficient nodal non principal est auxiliaire.


Une singularité (trou noir) dans l'espace conventionnel est un 6-Nexus. Les coefficients auxiliaires sont les 2 dernières coordonnées, les autres correspondent aux coordonnées spatio-temporelles de la singularité dans l'espace conventionnel.

Attention: en fonction des variations du paramètre N aux alentours du p-Nexus ß , celui-ci peut se voir doté d'un nombre de coordonnées supérieur à p. Concrètement, on a N(ß) supérieur ou égal à p.

Le Paramètre N et ses Variations

Nous l'avons vu, le paramètre N est un nombre de dimensions. On note N(µ) le nombre de dimensions au point µ (µ n'étant pas nécessairement un Nexus).


Le paramètre N dans une section S du subespace dépend des paramètres N_i des i Nexus situés dans cette section.

Le paramètre N(ß), c'est à dire le nombre de dimensions du Nexus ß (à l'instant t) est fonction de ses coefficients nodaux.

Cette fonction s'appelle Fonction Nexique.

Propriété Fondamentale: le paramètre N(ß) du Nexus ß dépend des N_i paramètres des i nexus situés dans un rayon "delta" autour de ß. Plus "delta" est petit, plus l'influence est grande.

Le Subespace est donc un espace d'interactions dans lequel une modification d'un élément affecte les éléments alentours, et ce de manière "enchaînée" (réaction en chaîne). C'est le "principe de connexion".


Rappelons que certains Nexus, les Nexus variatifs, ont un cardinal nodal variable.

Toute variation dimensionnelle d'un Nexus Variatif (augmentation ou diminution de Cardinal Nodal) va donc, en vertu du Principe de Connexion, engendrer une variation dimensionnelle des Nexus alentours.

Le paramètre global N de l'ensemble du Subespace est donc soumis à des fluctuations constantes.


Subespace.JPG Modélisation de la manière dont les fluctuations du paramètre N d'un X-Nexus variatif affectent le paramètre dimensionnel de la Section S considérée. Sur cette simulation, une "altitude" élevée correspond à un N élevé.