A tous les laches de la galaxie

De Apocalypsis
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Purete Ultreme Respect diplomatique : 79


05/10 ETU 16:14 Score : 19

... Nous constatons que vous vous sentez concernés ...

Vercors 2/10 ETU

ce jour la le vent qui soufflait en rafale sur Vercors, la sainte capitale de l'ultremisme, charriait une odeur inhabituelle . depuis que les ultrèmes avaient décidé de renoncer au compromis et d'adopter "l'ultrématie dans un seul pays" chaque habitant des territoires ultrèmes avait retrouvé sa liberté originelle, chacun vivait dans un bonheur absolu, pourchassant sans entrave leur rêves les plus fous.

Tout occupés qu'ils étaient à faire des bulles avec un tuba, ou à chasser le lapours à la fourchette, ils ne prêtaient aucune attention aux affaires extérieures et notamment à la domination sans gloire de quelques pourritures qui n'avaient fait que reprendre les structures de l'ultremisme de compromis pour le détourner de son but. Leur soif de domination, leur empire sclérosé et hypertrophié faisait régner sa froide bêtise et ôtait au autres commandants ne serait-ce que la moindre intention de révolte. Ainsi Origine s'assoupissait sous le joug des reds trucs dans l'indifférence la plus complète des communautés ultrèmes dispersées.

A l'origine de la rupture du Compromis, il y avait un homme que certain parmis vous connaissaient bien ; l'Abbé Fridolin Ramouflon, ex-guide suprême de la Révolution ultrémiste. A la mort de son allié et rival Napolochon dit le magnifique, il avait volontairement détruit toutes les institutions se réclamant de l'ultrémisme. Ainsi disparu ce qui fut la plus grande menace que la dégénérescence n'ait eu a affronter. Mais ce n'était qu'a ce prix que la liberté totale seraient garantie à ceux qui vivait sans normes, sans règles et sans lois sur les territoires sanctifiés. Pour garantir la pérennité des territoires, Ramouflon avait crée le S.T.U.P, le Saint Temple de l'Ultremisme Pur plus connu sous le nom de Pureté Ultrème. Celui ci veillait à ce que les dégénérés n'interfèrent pas avec les Territoires.

Dans sa modeste cabane de Gresse-en-Vercors, l'Abbé était attelé à l'une de ses passions favorites. Sous des piles de documents jaunis par le temps, Ramouflon s'efforçait de mettre en page tout ce qui a marqué l'ultremisme et qui le marque encore. La glorieuse histoire de l'ultremisme de compromis qui sans une stupide intervention divine aurait renversé la dégénérescence, la brillante philosophie ultrème qui ne souffrait d'aucune faille, la vie des plus illustres membres de la communauté ... tout cela prenait à nouveau vie par la magie de ses doigts bioniques courant sur le clavier de son ordinateur. Il ne fallait pas se disait-t-il que l'histoire ne soit réinventée par ceux qui gouvernent à présent la galaxie, elle pourrait peut être, réveiller la flamme de la Révolte chez ceux qui pressentait le tragique de leur situation.

Soudain une odeur de chair brûlée lui parvint aux narines. Il était courant sur Vercors de sentir ce genre d'effluves, mais cette fois-ci, Fridolin avait un mauvais pressentiment. Il se précipita à l'extérieur et demanda à un badaud qui titubait nu dans la rue l'origine de cette odeur. le passant visiblement sous l'emprise d'un bon nombre de substances de toutes sortes lui répondit :

"bof, y'a un vaisseau qui a tiré sur la ville mais il a été tout raplati par Maurice tu sais celui qui c'est fait greffer des mandibules qui font des bulles? en gros, il a pris un transporteur volant pour aller griffer le vaisseau car il aime tout bien le rouge. Surtout sous les ongles" -"Le rouge ? repris Ramouflon d'un air préoccupé "Par tous les camions du Prophète il faut que j'aille voir ça!" il se mit alors a courir vers le panache de fumée noire qui sortait sans doute de la carcasse de l’appareil lorsqu’il croisa la route d’une vielle femme lubrique sur un véhicule rouillé -"dégage saleté !!!" hurla-t-il en expulsant un passant de sa motoneige !

alors qu'il dévalait les routes de la capitale, il tomba nez à nez sur un triste spectacle ; une centaine de corps calcinés entassés les uns sur les autres recouvrait la place des Tartifouettes. "nom d'une vulve!!! hurla-t-il. Puis saisissant de son bras bionique une gamine hirsute qui essayait de lui voler son sac à stimulo. "toi, crevette, dis moi qui a fait ça !" -"c'est des sales types déguisés en rouge m'sieur et ils étaient bizarres, ils voulaient savoir qui était le ..." -"Le chef n'est-ce pas ?" -"Oui ils zon dis ça, c'est quoi un chef m'sieur ?" -"Une invention de dégénéré ma chérie, allez file maintenant" conclu l'Abbé avec une fermeté bienveillante.

A cet instant apparu une patrouille de soldats tantriques. ils jetaient des regards apeurés autour d'eux, le choc culturel avec les vercoriens avait l'air de les avoir sérieusement ébranlés. J'vais m'les faire ! J'vais m'les faire par toutes les rides de l’Empereur j'vais m'les faire beugla-t-il. Et il poussa un rugissement qui décrocha la neige des versants du Grand Veymont. Effarés par ce cri de bête, les soldats se crispèrent plus encore. L’un d’eux vint interpeller l’abbé en essayant de mettre le plus de contenance possible dans sa voix.

-« holà, villageois vous voulez aller rejoindre vos camarades encore fumant ? suivez-moi s-iouplait et tachez d’obtempérer » ceci dit il empoigna Ramouflon.

-« crevure j’vais t’crever ! » Ramouflon saisit le garde par le coup et lui fit effectuer un tour complet dans un craquement sinistre. Puis se servant de son cadavre comme bouclier, il chargea, bilboquet au clair vers les 3 autres gardes.

-« Vous allez payer, c’est toute la galaxie qui va payer !!! » les rayons ricochaient sur ses membres mécaniques ou perforait le malheureux tantrique. Lorsqu’il parvint a portée il arracha littéralement le cerveau d’un soldat, en châtra un autre et brisa net la colonne vertébrale du dernier contre son genou. Puis il revint vers le châtré qui s’étouffait dans son sang »

-« t’es vraiment moche à voir sale croûte… dis moi seulement qui t’envoie ici ? »

-« maaa-ata hariii…. Gargouilla-t-il avec peine . » l’Abbé mit fin a son supplice d’une revers de bilboquet.

-« quelle pourriture, il aura été lâche jusqu’au bout… Bon on va s’occuper de ma fille … »